Grâce à de généreux donateurs, DMC finance des projets de recherche de pointe sur les maladies neuromusculaires, qui peuvent faire progresser les connaissances et les pratiques dans les domaines suivants et, à terme, permettre un traitement curatif :

  • Causes des maladies et de leur progression ;
  • Découverte de nouveaux traitements, thérapies et remèdes ;
  • Amélioration des soins cliniques ;
  • Accélération du transfert des connaissances.
  • Ordre par

Found 26 Results

Utilisation d’exosomes pour l’acheminement de Wnt7a pour traiter la dystrophie musculaire de Duchenne

2019

Dr Michael A. Rudnicki
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Ottawa, ON

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Michael A. Rudnicki

Dr Michael A. Rudnicki
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
Ottawa, ON

Partenaires de financement : Le Rêve de Jesse

Budget : 300 000 $

Maladies : Dystrophie musculaire de Duchenne

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

La dystrophie musculaire de Duchenne est une maladie génétique dévastatrice qui se manifeste par une fonte musculaire progressive et, ultimement, par la mort vers la deuxième décennie de la vie. Or, l’injection d’une protéine sécrétée appelée Wnt7a améliore considérablement la régénération musculaire, ce qui permet de ralentir la progression de la maladie. Cependant, en raison de ses propriétés chimiques, la Wnt7a ne peut être administrée par la circulation sanguine. Nous avons découvert que la Wnt7a est normalement sécrétée à la surface de petites vésicules appelées exosomes pendant la régénération musculaire. Il a été démontré que ces exosomes permettent d’acheminer efficacement la protéine vers le muscle par la circulation sanguine. Nous comparerons donc l’activité de la Wnt7a libre à celle de la Wnt7a exosomale, nous étudierons le mécanisme qui cible la Wnt7a attachée aux exosomes et nous testerons la capacité de la Wnt7a exosomale à être délivrée au muscle par la circulation. Ces travaux ont le potentiel d’augmenter de manière significative l’efficacité de la Wnt7a dans le traitement de la dystrophie musculaire de Duchenne, en particulier lorsqu’elle est utilisée en combinaison avec des modalités de modification du génome.


Le dénosumab dans le traitement de l’ostéoporose chez les garçons atteints de dystrophie musculaire de Duchenne : étude pilote

2019

Dre Leanne M. Ward
Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario, Ottawa, ON

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>re</sup> Leanne M. Ward

Dre Leanne M. Ward
Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario
Ottawa, ON

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Jerôme Frenette, M. Sc.PT, Ph. D.| Université Laval
  • Laura McAdam, MD, M. Sc. | Université de Toronto
  • Marie-Eve Robinson, MD, C.M. M. Sc. | Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario

Budget : 49 596 $

Maladies : Dystrophie musculaire de Duchenne

Domaines de recherche : Amélioration la qualité des soins

Extrait : 

Les garçons atteints de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) traités aux glucocorticoïdes (GC) courent un risque de fractures des vertèbres et des os longs dû à l’ostéoporose. Les fractures vertébrales dans la DMD provoquent des douleurs chroniques au dos et des déformations de la colonne vertébrale, tandis que les fractures aux jambes peuvent entraîner une perte prématurée et permanente de la mobilité. Des études de prévalence ont montré que de 20 à 60 % de ces garçons subiront des fractures des os longs et que jusqu’à 30 % souffriront de fractures vertébrales douloureuses. Dans le contexte de la DMD, les fractures ont également été associées au syndrome d’embolie graisseuse, susceptible d’entraîner une détresse respiratoire aiguë — voire la mort subite. L’objectif de cette étude, un essai pilote, consistera donc à évaluer l’innocuité et la faisabilité d’une nouvelle approche dans le traitement de l’ostéoporose (utilisant le dénosumab) par rapport à l’approche classique (utilisant les bisphosphonates intraveineux / l’acide zolédronique) chez les garçons atteints de DMD. Le dénosumab est un anticorps monoclonal humain qui inactive le ligand RANKL, inhibant ainsi la résorption osseuse et augmentant la résistance tissulaire au niveau trabéculaire (colonne vertébrale) et cortical (os longs). Une vaste étude menée sur près de 8000 femmes souffrant d’ostéoporose post-ménopausique (l’essai FREEDOM) a démontré que le dénosumab réduisait les risques de fractures vertébrales et de la hanche sans augmenter la fréquence des effets secondaires par rapport au placebo. L’utilisation de cet agent est particulièrement intéressante dans le contexte de la DMD : des études menées dans un modèle murin de la DMD par le cochercheur J. Frenette ont révélé que l’inhibition du RANKL protège également contre le dysfonctionnement, la dégénérescence et l’inflammation des muscles que l’on observe dans la DMD.


Étude d’intervention de l’entraînement de la force musculaire expiratoire comme traitement des maladies musculaires

2019

Dr Gerald Pfeffer
University of Calgary (Alberta), Calgary, AB

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Gerald Pfeffer

Dr Gerald Pfeffer
University of Calgary (Alberta)
Calgary, AB

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Lawrence Korngut, M. Sc. | University of Calgary
  • Robyn Wells, orthop. | University of Calgary
  • Stephanie Plamondon, MD | University of Calgary
  • Aneal Khan, MD | University of Calgary
  • Andrea Loewen, MD | University of Calgary
  • Karen Rimmer, MD | University of Calgary
  • Curtis Dumonceaux, R.R.T. | University of Calgary
  • Ashley Waito, orthop. | Université de Toronto

Budget : 47 837,98 $

Maladies : Myopathie (héréditaire)

Extrait : 

Les maladies musculaires génétiques constituent un groupe hétérogène d’affections pour la majorité desquelles un traitement de fond fait encore défaut. Bon nombre de ces maladies entraînent des troubles de la déglutition ou de la respiration, ce qui a un impact majeur sur la qualité de vie, la morbidité et la mortalité chez la population atteinte. Pour pallier ces difficultés, les chercheurs étudient le potentiel de l’entraînement de la force musculaire expiratoire (EMST) — une approche de réadaptation ayant recours à un appareil portatif et offrant une résistance personnalisable à l’expiration. Cette approche est donc adaptable en fonction des besoins individuels. Des données probantes préliminaires obtenues dans le contexte d’autres maladies neurodégénératives montrent que l’EMST peut se traduire par une amélioration de la déglutition et de la fonction respiratoire. Cette approche n’a toutefois pas encore été étudiée chez les patients atteints de maladies musculaires héréditaires.

Nous cherchons donc à réaliser une étude interventionnelle ouverte portant sur 20 participants atteints d’une maladie musculaire héréditaire et présentant des troubles respiratoires ou de déglutition. Nous tenterons ainsi de recueillir des données préliminaires pour voir si l’EMST aurait des effets bénéfiques sur ces deux plans.


Quand attendre est synonyme de meilleurs services; création d’une salle d’attente interactive pour informer les personnes atteintes de maladies neuromusculaires des enjeux de la recherche

2019

Cynthia Gagnon
École de réadaptation CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Jonquière, QC

Chercheur(e) principal(e)

Cynthia Gagnon

Cynthia Gagnon
École de réadaptation CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean
Jonquière, QC

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Marie-Eve Poitras, RN, Ph. D. Université de Sherbrooke (Québec) | (Co-PI)
  • Benjamin Gallais, Ph. D. | Cégep de Jonquière (Québec)

Budget : 46 706 $

Maladies : Maladies neuromusculaires

Domaines de recherche : Amélioration la qualité des soins

Extrait : 

Les personnes touchées par les maladies neuromusculaires nécessitent des soins et des services spécialisés qui sont généralement offerts en dehors des cliniques neurologiques/neuromusculaires. Notre clinique est l’une des plus importantes au Canada. Elle soigne plus de 1600 patients sous suivi actif à l’aide d’une approche de gestion de la santé et bénéficie de la présence d’une équipe de recherche de renommée internationale (Groupe de recherche interdisciplinaire sur les maladies neuromusculaires ou GRIMN). Or, notre expérience clinique et des recherches antérieures ont soulevé des questions sur la façon dont les patients et leurs familles comprennent la recherche, y compris les essais thérapeutiques, et sur l’étendue de leur consentement à participer à certaines initiatives – notamment l’inscription aux registres internationaux.

Les objectifs de ce projet pilote sont donc les suivants : 1) créer une salle d’attente interactive dans une clinique universitaire surspécialisée en soins neuromusculaires afin d’informer les patients et leurs familles sur divers sujets de recherche; et 2) évaluer les effets de l’utilisation d’une salle d’attente interactive et du visionnement de produits d’information sur l’amélioration des connaissances des patients.


Accroissement de la mobilité grâce un meilleur contrôle moteur du tronc et des membres inférieurs; évaluation d’un programme de réentraînement pour l’ataxie récessive spastique autosomique de Charlevoix-Saguenay

2019

Cynthia Gagnon
École de réadaptation CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Jonquière, QC

Chercheur(e) principal(e)

Cynthia Gagnon

Cynthia Gagnon
École de réadaptation CIUSSS du Saguenay—Lac-Saint-Jean
Jonquière, QC

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Isabelle Lessard, B. Sc.PT| Université de Sherbrooke

Budget : 40 639,65 $

Maladies : Ataxie récessive spastique autosomique de Charlevoix-Saguenay

Domaines de recherche : Amélioration la qualité des soins

Extrait : 

L’ataxie récessive spastique autosomique de Charlevoix-Saguenay (ARSACS) est une maladie neurologique héréditaire caractérisée par des troubles pyramidaux (c.-à-d. spasticité des membres inférieurs), cérébelleux (c.-à-d. incoordination) et neuropathiques (c.-à-d. faiblesse musculaire distale). Nos études antérieures ont montré que les personnes atteintes d’ARSACS présentent une atteinte importante au niveau de la coordination des membres supérieurs et inférieurs, de la dextérité des membres supérieurs, de la vitesse/endurance à la marche et du contrôle de l’équilibre, ce qui entraîne ultimement des restrictions de participation et des difficultés à accomplir les activités de la vie quotidienne. Il n’existe pas de traitement curatif de l’ARSACS ; pour l’instant, la médecine ne peut qu’atténuer les déficiences. Certaines études menées sur des ataxies dégénératives autres que l’ARSACS ont bien observé les effets positifs de la physiothérapie sur l’équilibre, la démarche et l’exécution des activités de la vie quotidienne, mais les connaissances actuelles sur les interventions de réadaptation indiquées pour l’ARSACS restent limitées.

L’objectif de ce projet pilote est donc d’observer les effets d’un programme de réentraînement visant à augmenter le contrôle moteur du tronc et des membres inférieurs sur les capacités de marche, l’équilibre et l’accomplissement des activités quotidiennes chez les personnes atteintes d’ARSACS.


Étude de cohorte basée sur la population concernant les issues de la grossesse chez les femmes atteintes de myasthénie grave

2019

Dr Ari Breiner
Ottawa Hospital Research Institute, Ottawa, ON

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Ari Breiner

Dr Ari Breiner
Ottawa Hospital Research Institute
Ottawa, ON

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Steven Hawken, Ph D. | Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa / Université d’Ottawa (Co-PI)
  • Carolina Barnett-Tapia, Ph. D. | Université de Toronto
  • Pierre Bourque, MD | Université d’Ottawa
  • Jodi Warman-Chardon, M. Sc. | Université d’Ottawa

Budget : 49 851 $

Maladies : Myasthénie grave

Domaines de recherche : Amélioration la qualité des soins

Extrait : 

Contexte : Peu de documentation médicale oriente le traitement des femmes enceintes atteintes de myasthénie grave. Les guides actuels se basent sur de petits échantillons et sur l’avis d’experts, et non sur des données démographiques ou prospectives.

Objectif : Déterminer si les patientes enceintes atteintes de myasthénie présentent un risque accru de complications périnatales (notamment fœtales et maternelles) comparativement à des sujets témoins sains appariés selon l’âge, la région géographique et l’année/mois de l’accouchement.

Conception de l’étude : Étude de cohorte rétrospective, basée sur la population, utilisant les bases de données administratives sur la santé hébergées par les l’ICES (Institut de recherche en services de santé).

Importance : Cette étude offre une occasion unique d’étudier une maladie relativement rare à l’aide de données sur les services de santé à l’échelle de l’Ontario. Les résultats de l’étude devraient à la fois éclairer la pratique clinique et servir de base à de futures études prospectives.


Nanoparticules non virales immunomodulatoires pour le transport de CRISPR/Cas9 comme traitement d’intervention pour la dystrophie musculaire de Duchenne

2019

Anthony Gramolini
Université de Toronto (Ontario), Toronto, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

Anthony Gramolini

Anthony Gramolini
Université de Toronto (Ontario)
Toronto, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Ronald Cohn, MD | The Hospital for Sick Children (Ontario)

Partenaires de financement : Le Rêve de Jesse

Budget : 300 000 $

Maladies : Dystrophie musculaire de Duchenne

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

Nous travaillons à mettre au point des vecteurs non viraux pour modifier le génome (par la délivrance d’une machinerie d’édition) en ciblant notamment les cellules musculaires squelettiques associées à la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). La protéine 9 associée au CRISPR (Clustered regularly interspaced palindromic repeats) (Cas9) ayant fait ses preuves comme nouvel outil puissant de modification génomique, notre objectif consiste à générer de nouvelles nanoparticules dégradables et biocompatibles (BNP) pour l’administrer, en utilisant la technologie de polyuréthane brevetée par l’Université de Toronto. Ces vecteurs contournent les limitations des plateformes actuelles d’administration de la CRISPR-Cas9 en éliminant notamment le recours à des virus immunoréactifs, en permettant la codélivrance d’un outil de ciblage spécifique et en réduisant les dommages potentiels aux tissus non ciblés. Les études évalueront le potentiel thérapeutique des nanoparticules dans un modèle murin de la DMD, et définiront une technologie permettant de mettre au point de nouvelles thérapeutiques pour les patients DMD au Canada et à l’étranger.


Innocuité et efficacité d’une éventuelle thérapie épigénétique pour la dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale (DFSH)

2021

Rima Al-Awar, Ph. D.
Institut ontarien de recherche sur le cancer, Toronto, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

Rima Al-Awar, Ph. D.

Rima Al-Awar, Ph. D.
Institut ontarien de recherche sur le cancer
Toronto, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Davide Gabellini, Ph. D.
  • Dr Gunnar Schotta, Ph. D.
  • Serpil Eraslan, Ph. D.
  • Gabriele Siciliano, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • IRCCS Ospedale, San Raffaele, Italie
  • Ludwig-Maximilians-Universität , Istanbul, Turquie
  • Azienda Ospedaliera Universitaria Pisana (AOUP), , Pise, Italie

Budget : 1 747 846 $

Maladies : Dystrophie facio-scapulo-humérale

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

La DFSH est la maladie musculaire ayant la plus forte prévalence chez les enfants comme les adultes, indépendamment du sexe. Elle est causée par une augmentation aberrante de l’expression du gène dit « double homéoboîte 4 » (DUX4) qui entraîne des effets toxiques dans les cellules musculaires. Malgré le consensus sur le rôle central joué par le DUX4 et plusieurs essais cliniques, il n’existe actuellement pas de traitement curatif ou d’approche thérapeutique efficace pour les patients atteints de DFSH. Nos études ont toutefois permis d’identifier un nouveau régulateur de l’expression du DUX4. Le fait de cibler ce facteur permet de bloquer l’expression du DUX4 et de corriger l’action néfaste des cellules musculaires anormales chez les patients atteints de DFSH. Le traitement est de plus sans danger pour les cellules musculaires saines. Sur la base de nos résultats, nous comptons utiliser des modèles cellulaires et animaux de la maladie pour explorer une nouvelle approche pharmacologique, qui pourrait constituer une option thérapeutique prometteuse pour ces patients.


Améliorer l’efficacité du traitement par oligonucléotides antisens pour la dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale (DFSH)

2021

Dr Toshifumi Yokota
Université de l’Alberta, Edmonton, Alberta

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Toshifumi Yokota

Dr Toshifumi Yokota
Université de l’Alberta
Edmonton, Alberta

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Pieter Cullis, Ph. D.
  • Dominik Witzigmann, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université de la Colombie-Britannique, Vancouver, Colombie-Britannique

Budget : 60 000 $

Maladies : Dystrophie facio-scapulo-humérale

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

La DFSH est l’un des types de dystrophie musculaire les plus courants. Il s’agit d’une maladie génétique qui entraîne un affaiblissement et une fonte des muscles du visage, des épaules et des membres. La DFSH est aussi fréquente chez les femmes que chez les hommes. Elle peut se déclarer à différents âges, mais la plupart des personnes atteintes commencent à présenter des symptômes à l’adolescence. Une forme infantile de la DFSH se manifeste dès l’âge de 10 ans. Cette forme de la maladie est beaucoup plus grave, étant associée à un risque élevé de développer des problèmes d’audition et de vision. Une fois que la DFSH se déclare, on sait que les personnes qui en sont atteintes souffriront d’invalidité à vie. Il n’existe actuellement aucun traitement pour la DFSH. Les travaux de recherche que nous proposons visent à y remédier. Il se trouve que la DFSH est causée par la production anormale d’une protéine appelée DUX4 dans les cellules musculaires ; les cellules saines se caractérisent par l’absence de cette protéine. Nous comptons donc utiliser de petites molécules semblables à l’ADN appelées gapmères pour réduire la quantité de protéines DUX4 dans les cellules musculaires. Les gapmères sont capables de trouver et de détruire spécifiquement le matériel génétique responsable de la synthèse de la DUX4. En outre, nous utiliserons des nanoparticules lipidiques pour améliorer l’efficacité des gapmères. Le résultat final de ces travaux sera d’identifier un groupement gapmère – nanoparticule lipidique pouvant être testé cliniquement comme traitement de la DFSH. Il va sans dire que le développement d’un nouveau traitement pour la DFSH aura un impact positif sur la vie des personnes atteintes de cette maladie.


Améliorer les résultats des greffes de myoblastes par la reprogrammation pharmacologique

2021

Dre Nadine Wiper-Bergeron
Université d’Ottawa, Ottawa, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>re</sup> Nadine Wiper-Bergeron

Dre Nadine Wiper-Bergeron
Université d’Ottawa
Ottawa, Ontario

Budget : 60 544 $

Maladies : Dystrophie musculaire de Duchenne et Becker

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

L’une des avenues thérapeutiques de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) consiste à utiliser des cellules souches pour réparer les muscles. Ces cellules souches, dites satellites, peuvent en effet restaurer l’expression de la dystrophine dans le muscle malade, inversant ainsi la perte de masse et la faiblesse musculaires. Cependant, lorsqu’on isole des cellules satellites saines d’un muscle pour les transplanter, elles se modifient dans la boîte de Petri, ce qui les rend moins efficaces pour réparer le muscle une fois transplantées, et moins susceptibles de produire de nouvelles cellules satellites dans le muscle malade. De nouvelles cellules satellites provenant des tissus du donneur sont donc nécessaires à la réparation à long terme du muscle. Or, notre laboratoire a découvert qu’une protéine — dite C/EBP[bêta] — aide les cellules satellites à conserver leur potentiel en tant que cellules souches. Le traitement des cellules satellites du donneur à l’aide d’un médicament appelé IBMX avant la transplantation augmente ainsi l’expression de C/EBP[bêta] et fait en sorte que ces cellules ressemblent davantage à des cellules satellites – on arrive essentiellement de cette manière à les reprogrammer en cellules souches plus puissantes. Une fois greffées dans un muscle dystrophique de souris, les cellules musculaires traitées à l’IBMX se réparent mieux et fabriquent de nouvelles cellules souches musculaires. Nous proposons donc des expériences pour déterminer si i) les cellules traitées à l’IBMX peuvent être délivrées à tous les muscles squelettiques de l’organisme par voie sanguine ; ii) les cellules traitées à l’IBMX peuvent persister à long terme et améliorer la fonction musculaire ; iii) l’IBMX peut également accroître le potentiel thérapeutique des cellules satellites humaines en vue de la greffe. Le projet vise à générer des données précliniques solides, nécessaires pour faire avancer vers la phase clinique de nouveaux traitements pour les affections amyotrophiques comme la DMD.


Cibler les cellules souches défectueuses dans un modèle préclinique de la dystrophie myotonique de type 1 (DM1)

2021

Dr Nicolas Dumont
Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, Montréal, Québec

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Nicolas Dumont

Dr Nicolas Dumont
Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine
Montréal, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Élise Duchesne, Ph. D.
  • Christian Beauséjour, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université du Québec à Chicoutimi, Chicoutimi, Québec
  • CHU Sainte-Justine , Montréal, Québec

Budget : 60 000 $

Maladies : Dystrophie myotonique

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

La DM1 est l’une des maladies musculaires génétiques les plus fréquentes chez l’humain. Elle se caractérise par une faiblesse et une atrophie musculaires. De plus, la capacité de régénération des cellules souches musculaires, le moteur de la réparation des muscles, est réduite dans cette maladie. Il existe donc un fort potentiel thérapeutique pour les stratégies ciblant les cellules souches musculaires dans la DM1 ; cependant, cette voie reste inexplorée. Notre objectif est donc d’explorer une nouvelle stratégie thérapeutique ciblant les cellules souches musculaires défectueuses et de restaurer leur potentiel régénératif. Pour ce faire, nous utiliserons un modèle animal préclinique de la DM1 pour valider l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques sur la régénération musculaire et la fonction physique. L’amélioration de la régénération musculaire pourrait contribuer à ralentir la progression de la maladie et à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Dans l’ensemble, ce projet permettra d’explorer une nouvelle voie thérapeutique au profit d’une population pour qui les options thérapeutiques sont actuellement limitées.


Favoriser la réparation musculaire par l’inhibition pharmacologique de la déphosphorylation de la protéine eIF2a

2021

Dr Colin Crist
Hôpital général juif – Sir Mortimer B. Davis, Montréal, Québec

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Colin Crist

Dr Colin Crist
Hôpital général juif – Sir Mortimer B. Davis
Montréal, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Jean-Philip Lumb, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université McGill, Montréal, Québec

Budget : 60 000 $

Maladies : Dystrophie musculaire de Duchenne et Becker

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie musculaire dévastatrice qui touche ~1 garçon sur 3500. La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est causée par l’absence d’une protéine — la dystrophine — dans les muscles squelettiques, ce qui entraîne une dégénérescence chronique des fibres musculaires. Cette dégénérescence est initialement contrecarrée par l’action réparatrice des cellules souches musculaires (CSM). Toutefois, les cycles chroniques de dégénérescence et de régénération musculaires mènent à l’épuisement des CSM, qui précède l’apparition de la dégénérescence musculaire progressive. La faiblesse musculaire qui en résulte limite sévèrement la mobilité et ultimement, la respiration des patients, jusqu’à ce qu’ils succombent à la maladie dans leur troisième décennie de vie. Les stratégies thérapeutiques visant à augmenter ou à « étendre » les populations de CSM sont très prometteuses pour les chercheurs qui tentent d’atténuer les effets de la DMD, voire de la traiter. L’expansion des CSM du donneur, tant en culture qu’après la greffe, facilitera donc les thérapies cellulaires de la DMD. En outre, l’expansion des CSM chez un patient atteint de DMD devrait empêcher leur épuisement et ralentir d’autant la progression de la maladie. Notre équipe a précédemment identifié une voie de régulation majeure de la synthèse des protéines comme cible pharmacologique pour l’expansion des CSM ex vivo. Nous avons pu démontrer que l’inhibition de cette voie par une petite molécule, appelée « Sal003 », permet l’expansion des CSM. Nous allons donc continuer à améliorer le potentiel de la Sal003, avec comme objectif plus vaste de développer les CSM dans le muscle squelettique. Cette piste révèle un potentiel thérapeutique tant pour les thérapies cellulaires que les nouvelles stratégies visant à ralentir l’épuisement des CSM dans la DMD – et potentiellement, d’autres maladies musculaires.


Des traitements émergents en pharmacogénétique pour la maladie de Charcot-Marie-Tooth

2021

Dr Alex Parker
Centre hospitalier de l’Université de Montréal, Montréal, Québec

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Alex Parker

Dr Alex Parker
Centre hospitalier de l’Université de Montréal
Montréal, Québec

Budget : 30 000 $

Maladies : Maladie de Charcot-Marie-Tooth

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

Les maladies neuromusculaires constituent un vaste groupe de maladies qui affectent le fonctionnement adéquat des muscles. La découverte des gènes en cause dans ces maladies a révolutionné le domaine. Les chercheurs sont toutefois confrontés à des délais impraticables dans l’élaboration de modèles mammaliens précis pour chaque nouvelle variante découverte – d’où la nécessité de se tourner vers des modèles animaux plus simples pour combler l’écart et aider à guider le développement de modèles supérieurs. L’équipe du professeur Alex Parker utilise ainsi le nématode C. elegans pour modéliser certains aspects des maladies neurodégénératives humaines – cet organisme se caractérisant par une génétique exceptionnelle et se prêtant à des méthodologies comportementales rapidement applicables en laboratoire. Il faut savoir que la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT), une neuropathie périphérique motrice et sensorielle héréditaire, implique de nombreux gènes qui se sont conservés au fil de l’évolution. L’équipe du professeur Parker a donc mis au point une plateforme de criblage de médicaments in vivo à haut débit reposant sur C. elegans, qui a déjà permis la tenue d’essais cliniques sur d’éventuels traitements ciblant les maladies neurodégénératives humaines. Dans le cadre de ses travaux courants, l’équipe du professeur Parker s’emploie justement à mettre au point des modèles de C. elegans pour la maladie de CMT qui seront utilisés pour la découverte et le développement de médicaments.


Des neurones dérivés de cellules souches pluripotentes humaines induites comme modèle de la forme congénitale de la dystrophie myotonique de type 1 (DM1)

2021

Mohamed Chahine, Ph. D.
Université Laval, Québec, Québec

Chercheur(e) principal(e)

Mohamed Chahine, Ph. D.

Mohamed Chahine, Ph. D.
Université Laval
Québec, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dominic Jauvin, M. Sc.
  • Dr Jack Puymirat, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université Laval, Québec, Québec

Budget : 59 987,20 $

Maladies : Dystrophie myotonique

Domaines de recherche : Compréhension du diagnostic et de l’évolution des maladies

Extrait : 

La dystrophie myotonique de type 1 (DM1) est la forme la plus courante de dystrophie musculaire présente chez l’adulte, et aucun traitement curatif n’existe pour l’instant.
La DM1 est une maladie multisystémique qui atteint plusieurs tissus, notamment les muscles squelettiques, le cœur et le cerveau. Il existe deux grandes manifestations cliniques de la DM1 : la forme adulte classique et la forme congénitale/infantile. Si les causes des anomalies musculaires squelettiques de la DM1 à l’âge adulte sont établies, les mécanismes responsables des aspects cérébraux de ses formes congénitales/infantiles restent très peu connus.
La forme congénitale de la DM1 est transmise par la mère et se caractérise par des mouvements fœtaux réduits, une hypotonie et une faiblesse sévères à la naissance, souvent une insuffisance respiratoire, des difficultés d’alimentation et des talipes.
Les avancées récentes dans la technologie des cellules souches permettront bientôt d’établir des lignées cellulaires en provenance de patients atteints des différentes formes de la DM1 : adulte ou infantile/forme congénitale. Voilà qui laisse entrevoir la possibilité de guider la différenciation de ces cellules souches en cellules cérébrales. L’utilisation des dernières technologies en matière de modélisation de la maladie (cultures neuronales en deux et trois dimensions) permettra d’accélérer les découvertes sur la manière dont on pourrait inverser les anomalies cérébrales chez ces patients.

Impact : La compréhension du mécanisme qui sous-tend la DM1 aidera les neurologues et autres prestataires de soins de santé à améliorer le diagnostic en cours, à surveiller la progression de la maladie et, à terme, à améliorer la prise en charge.


NMD4C : un réseau de recherche intégré réunissant les patients, les scientifiques et les cliniciens en vue d’améliorer les résultats cliniques et l’accès aux traitements pour les patients atteints de maladies neuromusculaires au Canada

2020

Hanns Lochmuller, MD
Children’s Hospital of Eastern Ontario (CHEO), Ottawa, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

Hanns Lochmuller, MD

Hanns Lochmuller, MD
Children’s Hospital of Eastern Ontario (CHEO)
Ottawa, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dr James Dowling
  • Dre Jodi Warman Chardon
  • Dr Rashmi Kothary
  • Mme Stacey Lintern
  • Dr Bernard Brais
  • Dr Craig Campbell
  • Dre Cynthia Gagnon
  • Dre Daria Wojtal
  • Dre Homira Osman
  • Dr Hugh McMillan
  • Dre Kathryn Selby
  • Dr Lawrence Korngut
  • Dre Maryam Oskoui
  • Dre Reshma Amin
  • Mme Nicola Worsfold
  • Mme Teresa Buffone
  • Dr Aaron Izenberg
  • Mme Bonnie Wooten
  • Dr Hernan Gonorazky
  • Dr Jason Karamchandani
  • M. Joshua Lounsberry
  • Mme Kim Amburgey
  • Mme Patricia Mortenson
  • M. Perry Esler
  • Mme Rhiannon Hicks
  • Mme Rochelle ten Haaf
  • Dre Valérie Gagné-Ouellet
  • Dre Victoria Hodgkinson

Partenaires de financement : IRSC – Institut de l’appareil locomoteur et de l’arthrite

Budget : 1 200 000 $

Maladies : Maladies neuromusculaires

Domaines de recherche : Avancement de la recherche et accélération du transfert des connaissances

Extrait : 

Le Réseau canadien sur les maladies neuromusculaires (NMD4C) (en anglais seulement) est un nouveau réseau pancanadien qui réunit les expertises cliniques, scientifiques et techniques les plus avancées ainsi que celle des patients pour améliorer les soins, la recherche et la collaboration concernant en matière de maladies neuromusculaires.

Voici les objectifs de ce réseau :

  • Mettre sur pied et maintenir un nouveau réseau d’intervenants en matière de maladies neuromusculaires pour faciliter l’amélioration de la recherche et des soins pour les chercheurs, les cliniciens et les défenseurs des droits des patients au Canada.
  • Former et éduquer la prochaine génération de cliniciens, scientifiques et défenseur des droits des patients spécifiquement liés aux maladies neuromusculaires pour améliorer la qualité des soins et de la recherche.
  • Hausser les normes de soins pour les maladies neuromusculaires et l’accès aux traitements à travers le Canada, en développant et en fournissant la bonne information, au bon public, au bon moment.
  • Étendre l’accès aux ressources en recherche et renforcer les capacités de recherche en unissant les efforts locaux dans l’ensemble du Canada et en les reliant aux activités internationales.

Impact : Pour plus d’information (en anglais seulement) :« NMD4C propelling research forward for patients, scientists and clinicians »

Identification des modulateurs génétiques qui sous-tendent les phénotypes variables de la myopathie RYR1

2020

Dre Martine Tétreault
Centre Hospitalier de l’Université de Montréal, Montréal, Québec

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>re</sup> Martine Tétreault

Dre Martine Tétreault
Centre Hospitalier de l’Université de Montréal
Montréal, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Cam-Tu Nguyen, MD
  • Benjamin Ellezam, MD, Ph. D.
  • Jean-Denis Brisson, MD

Sites de recherche et Affiliations

  • CHU Sainte-Justine, Montréal, Québec
  • Hôpital de Chicoutimi, Chicoutimi, Québec

Budget : 100 000 $

Maladies : Myopathie (héréditaire)

Domaines de recherche : Compréhension du diagnostic et de l’évolution des maladies

Extrait : 

La variabilité des symptômes caractéristiques d’une maladie ou phénotype est observée dans de nombreuses maladies, et les maladies neuromusculaires n’y font pas exception. Dans plusieurs cas, le spectre des présentations de ces maladies est un obstacle à notre compréhension des causes, et nuisent ainsi à la mise au point de traitements importants. Les maladies liées à la RYR1 sont un bon exemple de maladies neuromusculaires extrêmement variables, avec des phénotypes allant d’une myopathie néonatale grave à une susceptibilité à l’hyperthermie maligne. La cohorte de notre étude, composée de personnes porteuses de la même variante faux-sens hétérozygote de RYR1 et d’un phénotype extrêmement diversifié, représente un exemple unique et puissant de l’expressivité variable associée aux mutations RYR1. Cette cohorte est donc idéale pour investiguer les causes moléculaires de ce phénomène. Nous proposons d’examiner les signatures transcriptomiques et épigénomiques qui pourraient être associées à la variabilité.

Nos conclusions pourraient permettre d’améliorer le diagnostic, d’aider à évaluer la progression de la maladie, d’offrir une meilleure gestion du risque pour les patients et, éventuellement, de mener à de nouvelles avenues thérapeutiques.


Transfert des connaissances des traitements du diabète vers ceux de la dystrophie myotonique et de la dystrophie musculaire de Duchenne

2020

Dr Vladimir Ljubicic
Université McMaster, Hamilton, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Vladimir Ljubicic

Dr Vladimir Ljubicic
Université McMaster
Hamilton, Ontario

Budget : 100 000 $

Maladies : Dystrophie musculaire de Duchenne et Becker ,   Dystrophie myotonique

Domaines de recherche : Découverte de thérapies et de traitements novateurs

Extrait : 

L’identification de thérapies efficaces pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) et la dystrophie myotonique de type 1 (DM1) est un besoin critique qui ne trouve toujours pas de réponse. Lorsqu’une protéine dans nos muscles, appelée protéine kinase activée par l’AMP (AMPK), est activée, elle réduit la gravité de la maladie chez les souris modèles de DMD et de DM1. Toutefois, dans des études antérieures sur la dystrophie musculaire, les médicaments qui activent l’AMPK ne sont ni sécuritaires à long terme pour les humains, ni particulièrement puissants. L’utilisation de meilleurs composés pour activer l’AMPK qui soient sécuritaires, efficaces, et capables d’être pris oralement pourrait grandement augmenter leur impact clinique pour les patients atteints de DMD et de DM1. Ici, nous utiliserons une nouvelle stratégie pour cibler l’AMPK pour le traitement de la dystrophie musculaire. Plus précisément, nous comptons vérifier si la stimulation de l’AMPK par un composé pratique de nouvelle génération améliore la santé des souris modèles de la DMD et de la DM1, ce qui offrirait une meilleure perspective pour son application chez les patients atteints de dystrophie musculaire. Nous concentrerons nos efforts sur la capacité de médicaments qui activent l’AMPK de restaurer la structure et la fonction correcte des muscles dystrophiques, et explorerons les mécanismes moléculaires de son action. Le moment est particulièrement bien choisi pour effectuer cette étude, puisque ce médicament est en essai clinique pour le traitement du diabète. Cette proposition déterminera le potentiel thérapeutique d’un nouveau composé qui stimule l’AMPK pour les dystrophies musculaires les plus courantes chez les enfants et les adultes canadiens.


Caractéristiques canoniques de la maladie dans un nouveau modèle murin d’amyotrophie spinale de types III et IV

2020

Rashmi Kothary, Ph. D.
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Ottawa, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

Rashmi Kothary, Ph. D.

Rashmi Kothary, Ph. D.
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
Ottawa, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Aoife Reilly
  • Ariane Beauvais, M.Sc.

Sites de recherche et Affiliations

  • Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Ottawa, Ontario

Budget : 100 000 $

Maladies : Amyotrophie spinale

Domaines de recherche : Compréhension du diagnostic et de l’évolution des maladies

Extrait : 

Les recherches actuelles sur l’amyotrophie spinale se concentrent surtout sur les patients gravement atteints et les modèles précliniques graves. Mais il est tout aussi important que la recherche s’occupe aussi des patients qui vivent déjà avec la maladie. La forme plus légère d’amyotrophie spinale a été difficile à modéliser chez les souris pour des raisons qui ne sont pas entièrement comprises. Il y a aussi un net besoin dans le domaine pour un modèle permettant d’étudier les formes plus légères de la maladie (amyotrophie spinale de types III et IV). Notre proposition vise à caractériser un nouveau modèle murin généré dans notre laboratoire pour aider à étudier les défauts chez les patients atteints de la forme légère de l’amyotrophie spinale. Ce modèle permettra une meilleure caractérisation des changements moléculaires dans les muscles squelettiques et les neurones moteurs, et permettra aussi de déterminer si ceux-ci diffèrent de quelque façon que ce soit des changements identifiés dans les modèles de la forme plus grave de l’amyotrophie spinale. Nos travaux évalueront aussi si les biomarqueurs identifiés pour la forme grave de la maladie seront utiles dans la forme moins grave de la maladie. Collectivement, les études proposées permettront d’éclairer de manière importante le diagnostic, la biologie et le traitement de la forme moins grave de l’amyotrophie spinale.

Ce nouveau modèle permettra de comprendre les changements moléculaires pathogènes les plus susceptibles des neurones moteurs et l’investigation des effets de diminution de la survie des neurones moteurs dans les formes moins graves de la maladie. Il fournira aussi des conseils à la population des patients vieillissants atteints d’amyotrophie spinale traités avec les oligonucléotides antisens ou la thérapie génique.


Valeurs de référence de la force musculaire pour les adultes : un besoin critique en matière de maladies neuromusculaires

2020

Luc Hébert, PT, Ph. D, CD
Université Laval, Québec, Québec

Chercheur(e) principal(e)

Luc Hébert, PT, Ph. D, CD

Luc Hébert, PT, Ph. D, CD
Université Laval
Québec, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dre Élise Duchesne, PT, Ph. D
  • Dre Cynthia Gagnon, OT, Ph. D.
  • Dr Bernard Brais, MD, Ph. D.
  • Émilie Petitclerc, PT, M.Sc.
  • Marie-Pier Rousse, MPT, M.Sc.
  • Marc Perron, PT, M.Sc.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université du Québec à Chicoutimi, Chicoutimi, Québec
  • Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec
  • Université McGill, Montréal, Québec
  • Université Laval, Québec, Québec

Budget : 97 407 $

Maladies : Maladies neuromusculaires

Domaines de recherche : Amélioration la qualité des soins

Extrait : 

La force musculaire maximale (FMM) est une mesure clé de l’efficacité de la fonction musculaire d’une personne. Les personnes atteintes de maladies neuromusculaires ont une force musculaire plus faible que la normale. De plus, dans certains types de maladies neuromusculaires, comme la dystrophie myotonique de type 1, nous avons démontré que l’entraînement musculaire apporte des améliorations durables de la force musculaire (Roussel 2019). Afin de savoir si la force musculaire maximale d’une personne est « normale », nous avons besoin d’une comparaison ou d’un tableau de référence de ce qu’on peut attendre d’une personne en santé d’âge, de genre, de poids et de taille similaires. Ce tableau sera nécessaire pour identifier la faiblesse musculaire afin de mesurer avec précision les changements dans le temps et l’efficacité du traitement. Pour mettre au point ce tableau, notre équipe de recherche utilisera des protocoles standardisés en utilisant des dynamomètres portatifs, accessibles et conviviaux, qui peuvent mesurer en clinique les valeurs FMM de 300 participants en santé (30 hommes et 30 femmes de chaque décennie de 18 à 69 ans) de manière rapide, précise, valide et sûre, en utilisant un protocole standardisé. En plus de fournir des statistiques descriptives de FMM, des modèles d’équation prédictives seront établis à partir des données recueillies, ce qui permettra aux cliniciens de comparer le FMM mesuré aux valeurs FMM attendues pour le même âge et le même genre.

De telles valeurs de référence permettront de documenter les changements de la force musculaire, d’évaluer l’efficacité des interventions, et de guider le pronostic afin d’optimiser les soins de santé pour les personnes qui vivent avec une maladie neuromusculaire.


Potentiel thérapeutique des agonistes de CK1 dans les neuropathies périphériques héréditaires

2020

Dr Benoit Gentil
L’Institution royale pour l’avancement des sciences / Université McGill, Montréal, Québec

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Benoit Gentil

Dr Benoit Gentil
L’Institution royale pour l’avancement des sciences / Université McGill
Montréal, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dr Rami Massie, MD

Sites de recherche et Affiliations

  • L’Institution royale pour l’avancement des sciences / Université McGill, Montréal, Québec

Budget : 100 000 $

Maladies : Maladie de Charcot-Marie-Tooth ,   Neuropathie à axones géant ,   Ataxie récessive spastique autosomique de Charlevoix-Saguenay

Domaines de recherche : Compréhension du diagnostic et de l’évolution des maladies

Extrait : 

Des modifications ou mutations génétiques dans le gène NEFL causent des formes pédiatriques graves de la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 2E. Des progrès récents en génétique semblent indiquer une contribution augmentée des gènes impliqués dans l’homéostasie des neurofilaments (NF) comme cause des neuropathies héréditaires motrices et sensitives (NHMS). Le réseau des neurofilaments offre un excellent biomarqueur pour le développement de traitements ciblant le mécanisme de la dégénérescence sensitive motrice. Les kinases, de petites molécules dans notre corps, comme la caséine kinase 1 (CK1), jouent un rôle crucial dans le processus d’assemblage complexe des neurofilaments. Nos données préliminaires montrent le rôle de CK1 dans le développement de ces NHMS. Notre proposition vise à déterminer le rôle de CK1 dans la pathogénèse des NHMS et le potentiel thérapeutique d’un agoniste de CK1 capable de pénétrer dans le cerveau. Nous visons 1) à démontrer que CK1 est impliqué dans l’assemblage correct de CMT2E qui cause les NEFL mutants in vitro et in vivo; 2) à démontrer que CK1 est impliqué dans la cascade pathogénique causée par les mutations dans GAN, HSPB1 et SACS dans les modèles cellulaires; 3) à vérifier le potentiel thérapeutique des agonistes de CK1 et démontrer le bien-fondé de la conception. Nous prévoyons identifier la contribution de CK1 dans les cascades de ces NHMS et le potentiel thérapeutique des agonistes de CK1. La proposition comprend une étroite collaboration avec des cliniciens (le Dr Massie de l’Université McGill) pour le développement d’un traitement applicable aux humains, et pour identifier les populations de patients susceptibles de bénéficier de cette thérapie.


Comprendre la relation entre les granzymes et la gravité de la maladie dans les maladies neuromusculaires inflammatoires

2020

David Granville, Ph. D.
Université de Colombie-Britannique, Vancouver, Colombie-Britannique

Chercheur(e) principal(e)

David Granville, Ph. D.

David Granville, Ph. D.
Université de Colombie-Britannique
Vancouver, Colombie-Britannique

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Michael Berger, MD, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université de Colombie-Britannique, Vancouver, Colombie-Britannique

Budget : 100 000 $

Maladies : Myopathies inflammatoires (myosites) ,   Myasthénie grave ,   Polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique

Domaines de recherche : Compréhension du diagnostic et de l’évolution des maladies

Extrait : 

L’inflammation, qui est la réponse de l’organisme aux blessures ou aux menaces externes comme les bactéries ou les virus, est la cause d’un groupe de maladies neuromusculaires. Toutefois, une réponse inflammatoire anormalement élevée peut faire en sorte que l’organisme attaque ses propres cellules musculaires ou nerveuses, perturbant leur fonctionnement normal. Présentement, les personnes atteintes de maladies neuromusculaires inflammatoires reçoivent des traitements non-spécifiques et inefficaces qui comportent des effets secondaires considérables. Le but de notre proposition est d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques modifiant la maladie, qui offrent une solution plus efficace et plus sécuritaire pour en soulager les symptômes. Les granzymes sont des protéines qui jouent un rôle clé dans la réponse inflammatoire normale de l’organisme. Notre équipe de scientifiques et de médecins a démontré que ces granzymes sont actifs et qu’on les retrouve à des niveaux élevés dans plusieurs maladies inflammatoires et auto-immunes, comme les maladies de la peau, l’asthme, le lupus et la sclérose en plaques. Récemment, d’autres chercheurs ont trouvé des preuves préliminaires que des niveaux élevés de granzymes peuvent aussi être détectés chez des patients atteints de certaines maladies neuromusculaires. Dans le présent projet, nous visons à examiner en profondeur trois différents types de maladies musculaires inflammatoires pour évaluer leurs niveaux de granzymes et leur relation avec la gravité de la maladie : les myopathies inflammatoires (myosite, polymiosite, dermatomyosite, myosite à inclusions), la polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique, et la myasthénie grave.

Cette étude nous permettra de mieux comprendre si de nouvelles thérapies peuvent être conçues contre les granzymes pour soulager les symptômes des maladies neuromusculaires inflammatoires.


Édition génique par CRISPR : une nouvelle stratégie thérapeutique pour la myopathie à némaline

2020

Dr James Dowling
The Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> James Dowling

Dr James Dowling
The Hospital for Sick Children
Toronto, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Henk Granzier, Ph. D.
  • Ronald Cohn, MD
  • Hernan Gonorazky, MD

Sites de recherche et Affiliations

  • Université de l’Arizona, Tempe, Arizona
  • The Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario

Budget : 100 000 $

Maladies : Myopathie (héréditaire)

Extrait : 

La myopathie à némaline est une maladie grave associée à la faiblesse musculaire qui provoque des déficiences des fonctions motrices (se déplacer, parler, manger). Cette maladie est causée par des modifications génétiques, aussi appelées mutations, dans au moins 10 gènes, la cause la plus commune étant des modifications du gène NEB. Malgré l’avancement des connaissances sur les causes de la maladie et sur la façon dont ces causes affectent la fonction musculaire, il n’existe pour l’instant aucun traitement. L’édition génique en utilisant le système CRISPR Cas9 révolutionne la science et offre aussi un grand potentiel en tant que stratégie pour le traitement de cette maladie génétique. La myopathie à némaline est un candidat idéal pour l’édition génique par CRISPR puisque la plupart des mutations géniques qui causent cette maladie sont bien connues et que le fait de restaurer le fonctionnement normal du gène muté devrait donner lieu à des améliorations fonctionnelles et cliniques. Ce projet de recherche vise à utiliser le système CRISPR pour corriger la délétion de l’exon 55 du gène NEB, la mutation la plus communément associée à la myopathie à némaline. À ce jour, les données préliminaires indiquent que l’exon 55 du gène NEB peut être réintroduit dans les cellules musculaires des patients et restaurer ainsi l’ARN et la protéine du gène NEB. Sur la base de ces données, le groupe examinera cette approche thérapeutique dans un modèle murin de la maladie pour vérifier s’il est possible de restaurer la nébuline dans un animal vivant, et si une telle restauration permet de sauver ce modèle murin de la maladie. Cette étude est absolument essentielle au développement de cette stratégie pour les patients.

Si ce projet devait avoir du succès, cela représenterait un premier traitement potentiel pour la myopathie à némaline. Cette approche pourrait aussi fournir une feuille de route pour le développement d’approches similaires pour d’autres sous-types de myopathie à némaline.


Habiliter les aidants pour une meilleure gestion des symptômes neurocomportementaux des patients atteints de dystrophie musculaire myotonique

2020

Benjamin Gallais, Ph. D.
Cégep de Jonquière, Jonquière, Québec

Chercheur(e) principal(e)

Benjamin Gallais, Ph. D.

Benjamin Gallais, Ph. D.
Cégep de Jonquière
Jonquière, Québec

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Cynthia Gagnon, Ph. D.
  • Luc Laberge, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec
  • Cégep de Jonquière, Jonquière, Québec

Budget : 47 600 $

Maladies : Dystrophie myotonique

Domaines de recherche :

Extrait : 

La dystrophie myotonique de type 1 (DM1) comporte entre autres des symptômes tels que la fatigue excessive et la somnolence, le manque de motivation, des traits de personnalité particuliers, et des déficits cognitifs tels que des difficultés d’organisation, de prise de décision, et des problèmes interpersonnels. Toutes ces caractéristiques affectent grandement l’autonomie de la personne au quotidien, la prise en charge de sa santé, ainsi que sa participation sociale et celle de ses proches aidants. De plus, une mauvaise compréhension de ces symptômes non apparents engendre souvent des conflits familiaux et sociaux. Brièvement, la plupart des patients atteints de DM1 et leurs aidants soulignent davantage ces symptômes neurocomportementaux que les symptômes musculaires caractéristiques de la maladie. Ce projet vise à développer et traduire l’information et les conseils pratiques en matériel éducatif numérique pour soutenir les aidants face aux symptômes neurocomportementaux de la DM1. Ce matériel prendrait la forme de guides, de capsules vidéo et de bandes dessinées. L’aspect innovant de ce projet repose sur le fait que ce matériel sera basé sur des situations difficiles du quotidien auxquelles font face les patients et les aidants, appelés « partenaires », puisqu’ils font partie de l’équipe de recherche à toutes les étapes de l’étude. Une meilleure compréhension et une meilleure prise en charge des symptômes neurocomportementaux par du matériel multimédia personnalisé, utilisant l’expérience des patients et des aidants, pourraient améliorer la relation patient-aidant, permettre aux patients d’avoir une autonomie plus grande et plus durable, et améliorer la participation sociale.


Préférences des patients traités pour la myasthénie grave : une expérience en choix discrets

2020

Dre Carolina Barnett Tapia
University Health Network, Toronto, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>re</sup> Carolina Barnett Tapia

Dre Carolina Barnett Tapia
University Health Network
Toronto, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dr Ahmed Bayoumi, MD, MSc

Sites de recherche et Affiliations

  • St. Michael’s Hospital, Toronto, Ontario

Budget : 69 100 $

Maladies : Myasthénie grave

Domaines de recherche :

Extrait : 

La myasthénie grave (MG) est une maladie rare. Les personnes qui en sont atteintes éprouvent des faiblesses musculaires qui peuvent affecter les bras et les jambes mais aussi les muscles nécessaires pour manger, parler et respirer, les mettant ainsi à risque de mourir. Grâce aux traitements modernes, les personnes atteintes de MG ont de meilleurs résultats cliniques et un risque de décès moindre. Toutefois, malgré les traitements actuels, seulement 1 patient sur 5 est complètement dépourvu de symptômes.

Le traitement a pour but de réduire au minimum les symptômes avec aussi peu d’effets secondaires que possible. Le problème est que, présentement, la définition de ce qui constitue « un minimum de symptômes » et des effets secondaires « tolérables » est basée sur les opinions des médecins et des experts. Nous savons que dans le cas d’autres maladies, les cliniciens et les patients ont souvent des opinions différentes. Hors, les préférences des personnes atteintes de myasthénie n’ont pas été étudiées. Compte tenu du nombre croissant de nouveaux traitements qui deviennent disponibles pour cette maladie, il est important de comprendre comment leur usage, dans le cadre des soins courants, améliorera les résultats cliniques de façon pertinente pour les patients.

Dans ce projet, nous étudierons la façon dont les personnes qui vivent avec la MG prennent leurs décisions concernant de nouvelles interventions (traitements, chirurgies, etc.), en considérant les compromis acceptables entre les effets secondaires potentiels, l’efficacité, et l’accessibilité. Nous comparerons les opinions de personnes atteintes de MG à celles des médecins qui les traitent. L’étude servira aussi de modèle pour d’autres maladies neuromusculaires pour comprendre comment les patients prennent leurs décisions concernant de nouvelles interventions.


Une approche multidimensionnelle au niveau de la cellule pour comprendre la dystrophie musculaire

2020

Dr Michael Rudnicki
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa, Ottawa, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>r</sup> Michael Rudnicki

Dr Michael Rudnicki
Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
Ottawa, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dr Alessio Bava, Ph. D.
  • Fabien Le Grand, Ph. D.
  • Stefano Previtali,MD, Ph. D.
  • Markus Rüegg, Ph. D.

Sites de recherche et Affiliations

  • UMR 3348 CNRS/Institut Curie/Université Paris Sud, Paris, France
  • UMRS974, Centre de recherche en myologie, Paris, France
  • IRCCS Ospedale, San Raffaele, Italie
  • Université de Basel, Biozentrum, Suisse

Partenaires de financement : IRSC ,  EJPRD

Budget : 450 000 $

Maladies : Maladies neuromusculaires ,   Maladies neuromusculaires

Domaines de recherche :

Extrait : 

La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) et la dystrophie musculaire liée à LAMA2 sont des maladies infantiles génétiques rares et dévastatrices qui se manifestent par une atrophie progressive des muscles squelettiques et, ultimement, entraînent la mort. Dans ces deux maladies, les muscles subissent des cycles constants de dégénérescence et de régénérescence, exacerbés par une dysfonction intrinsèque des cellules souches musculaires et leur capacité réduite à soutenir une régénérescence à long terme. L’objectif global du projet est d’utiliser une combinaison de transcriptomique au niveau de la cellule (séquençage de l’ARN) et de protomique (cytométrie de masse ou CyTOF) pour définir la composition cellulaire des tissus musculaires atteints, avec une résolution au niveau de la cellule. Nous délimiterons les différentes populations de cellules préexistantes et celles qui apparaissent au cours de l’évolution de la maladie et classifierons les nouveaux sous-ensembles cellulaires dans ce processus. Ces données, en combinaison avec le traçage de la lignée génétique, permettront la reconstruction de la hiérarchie de la lignée des cellules souches musculaires. Nous caractériserons aussi les sous-populations cellulaires associées aux dystrophies musculaires humaines en effectuant le séquençage en trois dimensions de l’ARN des tissus intacts à partir de biopsies de patients. L’élucidation impartiale des événements cellulaires qui sous-tendent les différentes étapes de la progression de la maladie musculaire au niveau cellulaire représente une information manquante cruciale qui fera avancer nos connaissances des dystrophies musculaires. Au final, notre objectif est de développer de nouveaux biomarqueurs et, éventuellement, de nouvelles approches pharmacologiques pour améliorer les traitements en stimulant la réparation intrinsèque des tissus et en capitalisant sur notre expertise au niveau cellulaire pour découvrir dans des biopsies humaines des sous-ensembles liés à la maladie.


Intervention virtuelle dans le cadre de la transition d’enfants et d’adultes vers la ventilation à domicile en Ontario : un essai clinique pragmatique randomisé

2020

Dre Reshma Amin
Hospital for Sick Children, Toronto, Ontario

Chercheur(e) principal(e)

D<sup>re</sup> Reshma Amin

Dre Reshma Amin
Hospital for Sick Children
Toronto, Ontario

Collaborateurs & Co-chercheurs

  • Dre Louise Rose
  • Dre Andrea Sara Gershon
  • Mme Francine Buchanan
  • Mme Regina Pizzuti
  • Dre Bhatia Rajan
  • Dre Jackie Chiang
  • Dre Palma Cornejo
  • Dr F Daniel
  • Dre Katie N Dainty
  • Dr Ian M Fraser
  • Roger S Goldstein
  • Dre Sherri L Katz
  • Dr David J Leasa
  • Dre Audrey Lim
  • Dre Sandra M McKay
  • Dr Douglas Mckim
  • Dre Myla Moretti
  • Dre Mika L Nonoyama
  • Dre Aman Sidhu
  • Dre Anu Tandon
  • Dre Brenda E Toonders
  • Dr Kevin M Workentin

Partenaires de financement : IRSC – Institut des services et des politiques de la santé ,  IRSC – Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents ,   IRSC – Initiatives majeures SRAP

Budget : 1 013 813 $

Maladies : Maladies neuromusculaires

Domaines de recherche :

Extrait : 

Le nombre de personnes qui utilisent un ventilateur (un appareil d’assistance à la respiration) à domicile est en hausse au Canada et dans le monde. Ces personnes ont des problèmes de santé complexes, nécessitent beaucoup de soins, et ont fréquemment recours aux systèmes de santé. Malheureusement, les soins pour les personnes qui utilisent la ventilation mécanique ne sont pas coordonnés, ce qui génère des visites fréquentes à l’hôpital et du stress pour les patients et leurs proches. Les soins virtuels offrent un moyen d’améliorer les soins aux personnes qui utilisent un ventilateur, parce qu’ils permettent la présence de « la bonne personne avec la bonne expertise au bon moment » au domicile de ces patients complexes. Une nouvelle plateforme de soins virtuelle appelée aTouchAwayMC est maintenant disponible. Cette plateforme est assez perfectionnée pour répondre aux besoins et aux soins des utilisateurs de ventilateurs. Cet essai clinique étudiera une intervention en soins virtuels à l’aide de la plateforme aTouchAwayMC pour des enfants et des adultes de l’Ontario (Canada) qui utiliseront la ventilation à domicile pour la première fois. Nous étudierons les effets de cette intervention sur les visites aux urgences qui suivront, l’expérience des patients et des familles, et s’ils aiment utiliser la plateforme, les coûts pour le système de santé et le temps des professionnels de la santé et si ceux-ci aiment cette intervention. Nous avons travaillé étroitement avec des utilisateurs de ventilations à domicile et leurs proches pour concevoir cette étude et faire en sorte que les résultats soient signifiants pour eux. Notre étude mettra à l’essai une intervention prometteuse en soins virtuels pour les personnes qui commencent à utiliser la ventilation à domicile. Nos résultats contribueront à améliorer leur qualité de vie en améliorant leurs soins de santé.


Impact : Pour plus d’information (en anglais seulement) : Voir la vidéo de la Dre Amin sur ce projet sur « MDC’s Let’s Talk NMD Series ».